Note : 4/5LIOUBOV ANDREEVNAIl faut être un homme à votre âge, il faut comprendre ceux qui aiment. Il faut aimer soi-même... tomber amoureux! (Avec colère :) Oui, oui et ce n'est pas de la pureté, vous n'êtes qu'un petit garçon, un type ridicule, un avorton....
TROFIMOV, épouvantéMais qu'est ce qu'elle dit ?
LIOUBOV ANDREEVNA" Je suis au dessus de l'amour "! Vous n'êtes pas au dessus de l'amour, vous n'êtes tout bonnement q'un empoté, comme dit notre Firs. Quand je pense, à votre âge, ne pas avoir de maîtresse!...
TROFIMOV, épouvantéC'est affreux! Mais que dit-elle? (Il se dirige rapidement vers la salle, la tête dans les mains.) C'est affreux... Je n'en peux plus, je m'en vais... (Il sort, mais revient aussitôt.) Tout est fini entre nous!
Il va vers le vestibule.
LIOUBOV ANDREEVNA, criant derrière lui.Pétia, attendez! Que vous êtes drôle! C'était une plaisanterie, Pétia! (On entend quelqu'un monter vivement l'escalier, dans l'entrée, puis rouler en bas avec fracas. Ania et Varia poussent des cris, mais très vite, on entend des rires.) Que se passe-t-il ?
Ania entre en courant
ANIA, riant.Pétia est tombé dans l'escalier!
Elle se sauve.
LIOUBOV ANDREEVNAQuel drôle de type, ce Pétia...
mardi 25 janvier 2011
La Cerisaie - Tchekhov
mercredi 19 janvier 2011
Imaginaires
lundi 17 janvier 2011
Amers, Saint-John Perse
« Et vous, Mers, qui lisiez dans de plus vastes songes, nous laisserez-vous un soir aux rostres de la Ville, parmi la pierre publique et les pampres de bronze ?
Plus large, ô foule, notre audience sur ce versant d'un âge sans déclin : la Mer, immense et verte comme une aube à l'orient des hommes,
La Mer en fête sur ses marches comme une ode de pierre : vigile et fête à nos frontières, murmure et fête à hauteur d'hommes – la Mer elle-même notre veille, comme une promulgation divine... »
J'ai découvert ce poète il y a deux ans avec Vents et j'ai achevé récemment l'intégralité de son œuvre poétique – plutôt modeste - avec ce recueil, Amers, qui est peut-être ce qu'il a écrit de plus beau. La poésie de Saint-John Perse est sans doute une des moins accessibles qui soit. On a l'impression d'avoir à nouveau une douzaine d'année et de lire ses premiers gros romans ; on ne comprend pas tous les mots, mais on adore. Le poète est en effet un amoureux des mots, et il affectionne utiliser ceux qu'on ne trouve même pas dans un dictionnaire basique ; il pratique même à l'occasion les néologismes. Mais quelles délices que ces associations sensuelles, que ces versets qui chantent la mer et les parfums exotiques...
Extrait 2
« … Ah ! tout n'est-il que cette éclosion de bulles heureuses qui chantent l'heure avide et chantent l'heure aveugle ? Et cette mer encore est-elle mer, qui creuse en nous ces grands bas-fonds de sable, et qui nous parle d'autres sables ? »
Et je suis transporté.
Je reste bien conscient qu'il est difficile d'être accroché par cette poésie, mais je tenais à faire partager cette passion que j'éprouve pour cette poésie inqualifiable et qui ne ressemble à nulle autre.
Extrait 3 (pour la route)
« En toi, mouvante, nous mouvant, en toi, vivante, nous taisant, nous te vivons enfin, mer d'alliance,
Ô Mer instance lumineuse et mer substance très glorieuse, nous t'acclamons enfin dans ton éclat de mer et ton essence propre :
Sur toutes baies frappées de rames étincelantes, sur toutes rives fouettées des chaînes du Barbare,
Ah ! sur toutes rades déchirées de l'aigle de midi, et sur toutes places de pierres rondes ouvertes devant toi comme devant la Citadelle en armes,
Nous t'acclamons, Récit ! – Et la foule est debout avec le Récitant, le Mer à toutes portes, rutilante, et couronnée de l'or du soir. »
vendredi 14 janvier 2011
Challenge - Giro in Italia
Voilà ce que je vous propose du 8 décembre 2010 au 9 décembre 2011 : une ballade en Italie ! Au programme :
- lire au moins 1 livre ou 1 BD d’un auteur italien (peu importe qu’il se déroule en Italie ou pas)
- lire au moins 1 livre ou 1 BD dont les héros sont italiens et/ou dont l’action se déroule en Italie
- regarder un film italien (réalisateur italien ou se déroulant en Italie)
- cuisiner un plat et/ou un dessert italien
samedi 8 janvier 2011
Messieurs les enfants - Daniel Pennac
Sujet :Vous vous réveillez un matin et vous constatez que, dans la nuit, vous avez été transformé en adulte. Complètement affolé, vous vous précipitez dans la chambre de vos parents. Ils ont été transformés en enfants.Racontez la suite.
Joseph n'a pas le temps de réagir, la feuille fauchée à son ami Laforgue se trouve entre les doigts du professeur.
-Igor, je te jure, j'ai rien pu faire, expliquera-t-il plus tard, c'est allé très vite ! Et puis je voulais pas chier dans mon froc. Je te jure, j'ai cru que j'allais chier ! J'ai serré le cul, j'ai pensé à rien d'autre.
Pour suggérer l'ampleur du désastre, je pourrais décrire ce que Crastaing avait sous les yeux, mais il ne faut pas trop exiger des mots. Mieux vaut montrer la pièce à conviction, je crois.
Si vous voulez bien tourner la page...Note : 3/5
vendredi 7 janvier 2011
Livre de l'année 2010
dimanche 2 janvier 2011
Le baron perché - Italo Calvino
Côme était descendu du haut de son magnolia jusqu'aux ramures les plus basses et se tenait les pieds plantés sur les deux branches d'une fourche, accoudé à un rameau comme à l'appui d'une fenêtre. Le vol de la balançoire amenait la petite fille exactement sous son nez.
Elle ne s'était jusqu'ici aperçue de rien. Tout à coup elle le vit, là, debout sur son arbre, en tricorne et en guêtres.
- Oh ! fit-elle.
La pomme tomba de sa main et roula au pied du magnolia. Côme dégaina son épée, descendit sur la dernière branche, se pencha, atteignit le fruit de la pointe de son épée, le transperça et le tendit à la petite fille qui, entre-temps, avait fait un aller et un retour complet et se trouvait de nouveau là.
- Prenez-là, dit-il, elle ne s'est pas salie ; elle est seulement un peu meurtrie d'un coté.



