samedi 5 février 2011

Le coffre d'Avlen - L. Sprague De Camp


De L. Sprague De Camp je ne connaissais que l'excellent "De peur que les ténèbres", l'histoire d'un américain de séjour à Rome projeté à l'époque de l'empire romain. Cette fois ci je le redécouvre par hasard dans la collection "Présence du futur" (eh oui, encore...) affublée pour cette réédition du sous-titre "Fantasy". Et en effet c'est bien de pure fantasy qu'il s'agit ici, sans prétention mais bien écrite, avec des filles à poil et de la magie ("trop cooool !" diront ceux qui ont à peine trois poils au menton), mais pas seulement. Au début de l'histoire Jorian est sur le point de se faire couper la tête, comme c'est la tradition pour les rois de Xylar après cinq ans au pouvoir. Autant dire dans une sale situation. Et ce ne sera pas la dernière. Enchainé par un sort qui l'oblige à se mettre à la recherche du coffre d'Avlen, un artefact très puissant, il parcourt de nombreux pays en compagnie du magicien Karadur dont les enchantement ont des effets pour le moins... imprévisibles ! Avec "Le coffre d'Avlen" (dont wikipedia m'informe qu'il fait partie du "cycle Novarian") l'auteur ne cherche clairement pas à réinventer l'eau chaude puisqu'il s'agit d'un récit d'aventure, mais parvient grâce à son inventivité et la fluidité de son style à éviter la faiblesse de (très) nombreux bouquins similaires. Par exemple chaque nation traversée par les personnages a ses propres mœurs, lois, religions et particularismes. Ce n'est pas creusé très profondément (rien à voir avec Tolkien) mais les quelques traits dressés suffisent à faire voyager le lecteur. De même si notre héros n'hésite pas à utiliser la force pour se sortir des nombreuses situations épineuses, il compte surtout sur sa ruse (tel Cugel l'Astucieux...) et sa formidable capacité à raconter des histoires. Celles-ci font d'ailleurs partie intégralement du récit et constituent d'agréables récréations. Enfin l'humour bien maitrisé et omniprésent fait de ce livre un agréable moment de lecture.


Extrait :
Un conseiller du roi explique à Joran les règles de politesse invraisemblables qui régissent la cour de Mulvan.

Bon, passons à la grammaire. En vous adressant à Sa Majesté, vous vous servirez naturellement des formes les plus polies. Les phrases dont Sa Majesté est le sujet ou l'objet se mettent au subjonctif, à la troisième personne du singulier.
Pour approcher un membre de la famille royale, ou un membre du clergé dans l'exercice de ses fonctions, vous devez vous arrêter à six pas de sa personne, et toucher le sol du front une fois. En vous adressant à de telles personnes, vous devez utiliser le mode indicatif, à la troisième personne du singulier, avec adjonction du suffixe -ye.
Pour approcher un membre de la noblesse mulvanienne, vous devez vous arrêter à trois pas de la personne, et vous incliner jusqu'à ce que votre corps soit parallèle au sol. En vous adressant à de telles personnes, vous parlez à l'indicatif, troisième personne du singulier, sans adjonction du suffixe honorifique. Le noble doit vous rendre votre salut, mais seulement en inclinant le corps suivant un angle de quarante-cinq degrés...

Note : 3/5

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