dimanche 17 juin 2012
Tous à Zanzibar, tome 1 - John Brunner
samedi 2 juin 2012
Par-delà le mur du sommeil - H.P. Lovecraft
Note : 3/5
jeudi 5 avril 2012
Les voies d'Anubis - Tim Powers
vendredi 24 février 2012
Le seigneur des airs - Michael Moorcock
jeudi 15 décembre 2011
Session de rattrapage : A Song of Ice and Fire



Je n'ai pas posté d'article depuis six mois, mais je n'ai pas cessé de lire pour autant. Et j'ai notamment avancé dans la lecture de l’œuvre de George R. R. Martin, dont j'ai A Clash of Kings et A Storm of Swords courant septembre. Je suis actuellement plongé dans A Feast for Crows, entamé après une pause qui m'a permis de lire des ouvrages plus « scolaires » – mais pas inintéressants pour autant – auxquels je vais d'ailleurs consacrer quelques articles.
Autant faire un article qui aborde les tomes deux, trois et quatre de la saga. C'est finalement une seule grande épopée que dévoile l'auteur, même si les livres offrent chacun une réelle unité, autour du titre et des personnages suivis.
L'évolution de la saga peut se résumer ainsi : toujours plus loin, toujours plus grand. Une myriade de nouveaux personnages, de nouveaux lieux ; de nouvelles cultures, de nouveaux cultes, de nouvelles manières de penser. Et toujours le même enthousiasme à lire. Il grandit même à mesure que se complexifie le « game of thrones ». Le tome trois m'a particulièrement impressionné. Certains mystères restés en suspens depuis les premiers chapitres du premier tome sont dévoilés, et l'auteur se fait toujours un art de brutaliser le romanesque pompier de la fantasy traditionnelle, en prenant des contre-pieds adroits. Je suis contraint de rester dans le vague pour ne rien spoiler, comme on dit. Mais soyez-en convaincu : c'est grand, c'est fort, c'est puissant. Winter is coming, comme la dit la devise des Stark. Et plus que jamais.
Des personnages rangés trop vite dans la catégorie des « méchants » nous deviennent fort sympathique dès qu'on voit l'histoire de leur point de vue. Et cela conforte l'idée : Martin a l'ambition d'un grand conteur et embrasse toute la complexité de l'homme.
On en attend d'autant plus la série de HBO au tournant. J'ai appris avec plaisir que les saisons trois et quatre seraient consacrées au tome trois, ce qui devrait permettre de n'éliminer que peu de choses de la matière originale.
samedi 26 novembre 2011
Tous les pièges de la Terre - Clifford D. Simak
vendredi 11 novembre 2011
La Compagnie noire - Glen Cook
mercredi 9 novembre 2011
Terry Pratchett - Mortimer
Extrait :
- J'OFFRAIS A VOTRE FILS UNE SITUATION, dit la Mort. J’ESPÈRE QUE VOUS N'Y VOYEZ AUCUNE OBJECTION ?- C'est quoi votre métier, déjà ? demanda Lezek qui s'adressait à un squelette en robe noire sans manifester le moindre semblant de surprise.- J'INTRODUIS LES ÂMES DANS L'AUTRE MONDE, dit la Mort.- Ah, fit Lezek, bien sur, excusez-moi, j'aurais dû deviner d'après votre costume. Un travail indispensable, très régulier. Vous exercez depuis longtemps ?- DEPUIS UN CERTAIN TEMPS, OUI, dit la Mort.- Bien. Bien. J'avais jamais vraiment pensé à ce métier-là pour mon fils, vous savez, mais c'est un bon travail, très sur. C'est quoi votre nom ?- LA MORT.- Papa... s'empressa le garçon.- J'crois pas connaitre cette maison-là, dit Lezek. Où vous avez pignon, exactement ?
- DES PROFONDEURS INSONDABLES DE LA MER JUSQU'A DES ALTITUDES OU MÊME L'AIGLE NE SE RISQUE PAS, dit la Mort.- C'est pas mal, approuva Lezek. Eh ben, je...- Papa », fit le jeune garçon en lui tirant sur le manteau.
jeudi 27 octobre 2011
Lavondyss 1 : l'antique parage interdit - Robert Holdstock
vendredi 19 août 2011
Le trône de fer - George R. R. Martin
Note : 4/5
samedi 11 juin 2011
A Game of Thrones, Book one of A Song of Ice and Fire, George R. R. Martin

Connue en français sous le nom de Trône de fer, la série de George R. R. Martin a rassemblé de nombreux lecteurs depuis la parution du premier tome en 1996. Cette œuvre culte a donné lieu à de nombreux avatars : jeux de plateau, jeux de cartes, jeux de rôle, et plus récemment, série télévisée (et bientôt, jeux vidéos). C'est par ce biais que je me suis mis à lire George R. R. Martin. La série, produite par HBO, m'a attiré dès que j'en ai entendu parler. Déjà, parce que c'est une série d'HBO (The Sopranos, The Wire, Six Feet Under, les mini-séries Band of Brothers et The Pacific, plus récemment Boardwalk Empire...bref, les meilleures séries sont chez eux !) ensuite, parce que j'aime la fantasy, et que Sean Bean dans un casting de fantasy, c'est alléchant. J'ai été conquis dès le premier épisode, j'ai acheté le bouquin au troisième épisode et maintenant je l'ai fini avant même la fin de la série.
Un petit mot du projet : A Song of Ice and Fire, les ambitions épiques sont présentes dès ce titre alléchant. Et cette grande fresque médiévale-fantastique a tout d'une grande épopée. Un royaume de type féodal, partagé en sept royaumes, momentanément unis sous un seul roi, Robert Baratheon, mais plus pour longtemps ; le « game of thrones » est sur le point de commencer, et entre intrigues politiques et grandes batailles, le Royaume va être déchiré par le fer et noyé dans le sang. Ajoutez à cela des saisons particulières : l'été peut durer plusieurs années, l'hiver plusieurs décennies, avec des durées variables (on ne sait jamais combien de temps une saison peut durer). Et bien sûr, puisque le roman s'ouvre sur un moment de crise, un été de près de dix ans est sur le point de s'achever, pour laisser place à un terrible hiver. Et en hiver, il ne fait pas seulement froid : au Nord du Mur – construit huit mille ans auparavant pour protéger le royaume des « Sauvages » qui vivent au-delà, et d'un certain nombre de créatures plus ou moins fantastiques – lesdites créatures ont tendance à se manifester. Le fantastique, rejeté en-dehors du royaume des hommes, le menace. C'est ce qui fait le charme de la fantasy à la sauce Martin (prononcez à l'anglaise pour éviter d'évoquer une cuisine française de bas-étage) : un univers très féodal, fort semblable à l'Europe médiévale, avec un fantastique diffus, concentré dans les histoires pour enfants, les légendes de l'ancien temps. Il y avait des dragons, mais ils ont disparu, n'en restent que les crânes géants dans une des salles souterraines du château royal ; on parle de « white walkers », sorte de légende urbaine pour effrayer les enfants, et que l'on retrouve dans les injures « the Others take you ». Pourtant, sur le Mur, on va commencer à y croire, à ces légendes...
La narration fonctionne très bien, dans l'alternance des points de vue. Chaque chapitre porte un nom de personnage (principalement ceux de la famille Stark, seigneurs du Nord et « héros » du roman) ce qui permet d'offrir différents éclairages sur les situations et de suivre des évènements qui se déroulent à des endroits très différents : on suit par exemple la princesse en exil Daenerys, très en marge de l'histoire principale des Sept Royaumes qu'elle n'a jamais vue – mais verra peut-être. On suit le jeune Jon Snow, un bâtard de la famille Stark, qui s'engage auprès des gardes du Mur, la « Night Watch » (engagement à vie, sur serment) ce qui permet d'évoquer directement la menace du Nord et de l'hiver approchant. On suit plusieurs autres membres de la famille Stark : Eddard, le chef de famille, Catelyn, sa femme, leur fils Bran, leurs filles Sansa et Arya. Mais on suit aussi Tyrion, un nain (non au sens de la race fantastique, mais bien au sens où on l'entend couramment : un homme qui a eu la malchance de naitre petit) membre de la famille ennemie des Stark, les Lannister. Au bout du compte, même si on se prend à chérir les Stark, procédés narratifs obligent, difficile de distinguer bons et méchants comme trop souvent dans ce genre littéraire. Chez Martin, la politique est plutôt comme chez Machiavel, des choix sont faits, certains respectent une morale, un honneur, d'autres moins. En cela, c'est bien un livre intelligent, qui explore la complexité du monde et de l'homme.
D'autre part, la multiplicité des points de vue, les différents lieux où se déroule l'action, permettent de rencontrer les personnages secondaires sous divers angles, et de retrouver des membres de ces grandes familles féodales un peu partout. Je ne peux que saluer l'incroyable travail accompli sur cet aspect féodal : les grandes familles, leurs féaux, toutes les familles nobles ayant leur propre héraldique. On s'y perd presque, avec tous les mariages, les alliances, etc. C'est d'ailleurs le reproche que font certains à l'œuvre de Martin : il voit trop grand, trop large, trop complexe, on finit par perdre un peu le fil d'un action qui ne se déroule pas assez vite. Vous l'aurez compris, je ne suis pas de ces détracteurs, mais bien un grand admirateur de cet ouvrage qui accumule les qualités littéraires et les canons de la Fantasy traditionnelle, sans jamais tomber dans les clichés simplistes. Je n'avais pas vibré comme cela depuis longtemps à la lecture d'une histoire.
Un petit mot, enfin, de cette adaptation en série : c'est à voir, pour les lecteurs de Martin comme pour ceux qui veulent juste se faire plaisir avec de la bonne Fantasy au cinéma ; car c'est bien du cinéma. Loin de l'échec navrant de l'adaptation de L'épée de vérité il y a peu, HBO frappe fort et juste. Mention spéciale à Peter Dinklage, qui incarne Tyrion Lannister, ou encore à Aidan Gillen, le Tommy Carcetti de The Wire, qui ici aussi fait de la politique, donnant ses traits au personnage de " Littlefinger " ; mais tous les acteurs sont bons, et le résultat fonctionne. On déplore même assez peu d'écarts par rapport au récit original. Bref, je suis conquis.
jeudi 19 mai 2011
Now Wait for Last Year
Je fais mine, avec ce titre, de commenter un autre ouvrage ; mais non, c'est bien le même. J'ai lu les aventures d'Éric Sweetscent juste avant notre ami Bob, et prend finalement le temps d'écrire un petit billet, non pas tant pour faire concurrence que pour offrir des mots complémentaires des siens. J'aimerais dire un autre point de vue, mais en réalité il est sensiblement le même : j'ai moi aussi bien apprécié ce délire temporel.
J'avais besoin de lire un roman pour m'amuser, retrouver cette littérature de SF trop longtemps négligée. Alors je l'ai avalé en deux jours, j'ai à peine mâché, j'ai englouti tout cela. Et l'effet n'était que plus fort, j'ai vraiment eu la sensation de déraper. Je lisais notamment le livre dans le train, et croyez-moi, au bout de deux heures de Dick dans un train, on ne sait plus trop où on est. Man, you're so messing with my head. C'était presque comme prendre du JJ-180, mais l'effet était plus léger, plus flou. J'étais juste perdu. C'était à la limite du désagréable, mais j'ai somme toute vraiment apprécié l'expérience.
Ce romancier est fou, je le savais, j'en suis persuadé maintenant. Son roman donne l'impression de partir dans tous les sens, et en même temps reste très cohérent (qualité essentielle en science-fiction s'il en est) et retombe finalement sur ses pieds. La relation du personnage principal à sa femme est un nœud essentiel de l'intrigue, moteur de l'activité même du docteur (la raison de son engagement auprès de Molinari, le dictateur ; la cause de son expérience du JJ-180, etc). C'est l'occasion d'oublier les délires temporels pour s'adonner à un peu de psycho-sociologie autour de ce couple auto-destructeur.
Un peu comme Will Smith qui est ravi de mettre des Converses au début de I-Robot – film adapté d'un roman d'Isaac Asimov, dont il faudra d'ailleurs parler un jour – il y a dans En attendant l'année dernière une fascination pour les époques passées – dont notre présent – celui de l'auteur veux-je dire – fait partie. C'est un thème récurrent en SF. Ici, cette nostalgie s'exprime par la reconstitution minutieuse du Washington des années 30 commandée son patron Virgil Ackerman – précisons pour l'anecdote qu'il est PDG des Fourrures et Teintures de Tijuana, entreprise dont le nom ne laisse pas soupçonner la puissance pourtant bien réelle. Wash-35, comme on l'appelle, est installée sur la Lune, et la Kathy Sweetscent, la femme de notre héros, est d'ailleurs celle qui s'occupe de trouver et d'acheter des objets d'époque pour leur patron.
En somme, ce roman de Philip K. Dick se lit presque d'une traite. Bien complexe sans dépasser son lecteur – enfin, cela doit dépendre du lecteur – c'est assurément un roman de SF à recommander, même s'il n'est pas révolutionnaire.
mercredi 11 mai 2011
En attendant l'année dernière - Philip K. Dick
Gino Molinari, chef suprême de la Terre en guerre contre les reegs, portait comme à l'accoutumée un uniforme kaki orné d'une seule décoration, la Croix d'or de Première Classe que lui avait décernée l'Assemblée Général des Nations Unies quinze ans auparavant. Il avait besoin d'un sérieux coup de rasoir : son menton était recouvert d'une pilosité noire et drue, envahissante. Ses lacets, comme sa braguette, étaient défaits.
samedi 5 février 2011
Le coffre d'Avlen - L. Sprague De Camp
Extrait :
Un conseiller du roi explique à Joran les règles de politesse invraisemblables qui régissent la cour de Mulvan.
Bon, passons à la grammaire. En vous adressant à Sa Majesté, vous vous servirez naturellement des formes les plus polies. Les phrases dont Sa Majesté est le sujet ou l'objet se mettent au subjonctif, à la troisième personne du singulier.Pour approcher un membre de la famille royale, ou un membre du clergé dans l'exercice de ses fonctions, vous devez vous arrêter à six pas de sa personne, et toucher le sol du front une fois. En vous adressant à de telles personnes, vous devez utiliser le mode indicatif, à la troisième personne du singulier, avec adjonction du suffixe -ye.Pour approcher un membre de la noblesse mulvanienne, vous devez vous arrêter à trois pas de la personne, et vous incliner jusqu'à ce que votre corps soit parallèle au sol. En vous adressant à de telles personnes, vous parlez à l'indicatif, troisième personne du singulier, sans adjonction du suffixe honorifique. Le noble doit vous rendre votre salut, mais seulement en inclinant le corps suivant un angle de quarante-cinq degrés...
Note : 3/5







